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Quelques chiffres sur l’agritourisme
Le dernier Recensement Général de l’Agriculture (2000) a mesuré que, sur 650 000 exploitations au total :
- 1,97 % soit 12 800 exploitations proposent un hébergement (gîte, chambre d’hôte ou camping). Cela représente environ 150 000 lits (environ équivalent au nombre de lits exploités par les villages de vacances et les résidences de tourisme). Les agriculteurs n’exploitent environ qu’un tiers de l’offre labellisée "Gîtes de France", les autres hébergements étant détenus par des ruraux non agriculteurs.
- 0,4 % ont une activité de restauration
- 0,12 % 800 réalisent des activités d’artisanat (tannerie, vannerie, fleurs séchées… )
- 0,92 % soit 6 000 exploitations proposent des services type visite d’exploitation, activités équestres (RGA). 2000 exploitations proposent des activités avec en moyenne, 2,3 activités par structure.
- en revanche, la vente directe concerne 15 % des exploitations françaises. Cependant, en 1988 (date du dernier RGA), elle en concernait plus de 25 %.
Les activités les plus proposées sont : la randonnée avec animal de bât (23 % des exploitations agricoles), l’attelage de chevaux (22 %), l’équitation d’extérieur (25 %), la randonnée équestre (26 %) (TER, 1998). Il y a davantage d’agritourisme chez les producteurs bio (7 % des exploitations) qui poussent peut-être davantage le principe de diversification déjà mis en œuvre pour la partie "production" de leur exploitation.
On constate également une grande variabilité selon les régions : l’agritourisme est le plus développé dans la moitié sud de la France et, au Nord, en Alsace et sur le littoral. Au-delà de cette hétérogénéité régionale, il s’avère que dans certaines micro-régions, les pourcentages sont élevés et contribuent largement au maintien de l’agriculture dans les zones en question.
En Champagne-Ardenne, les activités d’agritourisme sur les exploitations professionnelles sont traditionnellement peu développées, à l’image de l’attractivité touristique de la région. Cela concerne environ 14 % des exploitations. Mais si on retire les activités de transformation pour la vente de produits de la ferme (un peu plus de 2 200 exploitations, parmi lesquels une large part de viticulteurs), on n’atteint seulement 1,1 % des exploitations pratiquant l’agritourisme (150 hébergeurs et une petite cinquantaine d’activités de restauration).