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PAC post 2013 : les OPA réfléchissent régionalement
| Réfléchir à la PAC post 2013, mais y réfléchir VITE Suite à la communication de la Commission Européenne du 18 novembre 2010 sur la PAC à l’horizon 2020, une cinquantaine d’élus et de collaborateurs des Chambres d’Agriculture et du syndicalisme se sont réunis le 29 novembre dernier pour échanger sur les points fondamentaux pour notre Région. |
Le créneau pour prendre position est très court et il ne faut pas tarder ! En effet, les grandes lignes seront décidées au moment des propositions législatives de la Commission, prévues mi-2011, laissant globalement, pour cette étape, jusqu’au mois d’avril 2011 pour faire des suggestions.
C’est aux côtés d’Aurélie TROUILLIER (APCA) et de Claude SOUDE (FNSEA) que les participants ont découvert (ou approfondi) le contenu de la communication européenne.
Les élus ont ainsi fait part de leur crainte sur le verdissement annoncé des aides PAC. La proposition consistant à avoir plusieurs systèmes : une aide de base (couplée à un niveau minimum de conditionnalité), puis des systèmes à la carte avec des aides plus élevées liées à des engagements environnementaux plus forts, pose la question des curseurs.
Comment déterminer ce qui est obligatoire et ce qui est optionnel ?
Les participants trouvent que la France est l’un des Etats les plus en pointe en matière environnementale et insistent sur le fait que tous les efforts déjà consentis doivent être capitalisés, sans essayer d’aller toujours plus loin dans cette voie.
Les problématiques des filières spécifiques à la Champagne-Ardenne, comme le chanvre ou la luzerne, ont également été abordés. Le but : trouver des modalités qui permettent de pérenniser ces productions dès 2012 (date du découplage total) avant d’envisager de nouvelles voies à partir de 2014 (développement des débouchés, nouveaux dispositifs de soutiens…).
Les questions relatives à l’élevage ont aussi fait partie des débats, avec des interrogations sur l’évolution des soutiens à apporter : maintien de la PMTVA ? Aide à l’herbe ?…
Enfin, les intervenants ont replacé ces discussions dans le cadre général européen, en insistant sur plusieurs points notamment le nombre de pays autour de la table, et, le nerf de la guerre, le budget. Apparemment mieux orienté que ne le laissaient prévoir les rumeurs, les montants pourraient être stables. C’est aussi autour de la répartition du budget que vont devoir discuter les représentants des agriculteurs.
Vous pouvez télécharger ci-dessous les documents présentés au cour de la journée :