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Sensibilité des systèmes lait en Champagne-Ardenne
A l’occasion de la Commission Régionale Élevage de mai dernier, Daniel Coueffé, Ingénieur réseau à la Chambre d’Agriculture de la Haute-Marne et animateur du Groupe Régional Filière Bovin Lait, a présenté l’évolution des résultats économiques de 3 systèmes d’élevage de la région.
Ces résultats sont établis à partir des cas-type construits dans le cadre des Réseaux d’Élevage. Ce sont donc des exploitations modélisées et optimisées (chargement cohérent, performances techniques…) : les moyennes obtenues ne reflètent pas la moyenne des élevages, mais les résultats potentiels pour des élevages bien maitrisés techniquement (quart supérieur), hors aléas sanitaire ou climatique.
Sur les différents systèmes présentés (en zone herbagère, en zone de polyculture, en zone crayeuse) et sur les dernières années, sont mis en parallèle couts de production (ipampa), produits, charges opérationnelles, charges de structure et EBE. Le prix du lait ayant subit plus de fluctuation que la viande, les résultats lait sont encore plus soumis aux fluctuations, et dans les systèmes avec cultures, amplifiés avec la conjoncture céréalière. De même, la moindre autonomie alimentaire des systèmes sensibilise les sensibilise et impacte fort logiquement le résultat.
Les pistes d’amélioration sont d’abord techniques (maitrise de la qualité, surtout avec des tailles de troupeaux importantes dans des bâtiments saturés). L’autonomie est un levier pour sécuriser le système (à la fois sur l’herbe, les céréales, les pailles et en jouant quand c’est possible sur la diversité de l’assolement) et travailler sur les couts de production. Le bio et les circuits courts sont des pistes possibles, mais complexes d’approche (+ faciles en herbager) et de toute façon limitées en terme de débouchés.